Plan de situation (DPC1) et plan en coupe (DPC3) : mode d'emploi

Mis à jour le 3 juillet 2026 — par l'équipe urbanisme Permis Extérieur

Le plan de situation (pièce DPC1) est la seule pièce exigée dans 100 % des déclarations préalables — article R. 431-36 a) du Code de l'urbanisme — tandis que le plan en coupe (DPC3) n'est requis que si le projet modifie le profil du terrain, par exemple par un terrassement. Les deux se produisent gratuitement : le plan de situation à partir des cartes IGN du Géoportail ou du cadastre, à une échelle comprise en pratique entre 1/5000 et 1/25000 ; le plan en coupe à main levée sur papier millimétré, à condition de montrer le terrain naturel avant et après travaux. Ce guide explique le rôle de chaque pièce, comment les réaliser soi-même, et ce que les instructeurs vérifient réellement dessus.

Règles clés à retenir

Plan de situation (DPC1)Obligatoire pour tous les dossiers (R. 431-36 a)
Échelle situation en pratique1/5000 à 1/25000, parcelle repérée
Plan en coupe (DPC3)Exigé si modification du profil du terrain (R. 431-10 b)
Contenu de la coupeTerrain naturel + terrain fini + projet coté
Hauteur au PLUSe mesure le plus souvent depuis le terrain naturel
Fonds de carte gratuitsgeoportail.gouv.fr et cadastre.gouv.fr

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À quoi sert le plan de situation (DPC1) ?

Le plan de situation permet à la mairie de localiser votre terrain dans la commune et d'identifier les règles d'urbanisme qui s'y appliquent : zone du PLU, servitudes, périmètre de protection d'un monument historique. C'est la fonction que lui assigne l'article R. 431-36 a) du Code de l'urbanisme — « un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune » — et c'est la seule pièce que le bordereau du CERFA 16702*03 classe comme obligatoire pour tous les dossiers. Son contenu est simple : un extrait de carte où la parcelle est clairement repérée (entourée, coloriée ou fléchée), avec le nom des voies environnantes, l'orientation et l'échelle. L'instructeur doit pouvoir, en quelques secondes, situer le terrain sur son propre plan de zonage — c'est tout ce qu'on lui demande. L'erreur classique est le zoom inadapté : un extrait tellement serré qu'on ne voit que la parcelle, sans repère communal (bourg, axes, lieux-dits), ne permet pas de la situer. La bonne pratique consiste à fournir deux vues sur la même page : une vue large au 1/25000 (la commune, le quartier) et une vue rapprochée au 1/5000 ou moins (la rue, les parcelles voisines) — les instructeurs y sont habitués et l'apprécient.

Comment produire un plan de situation soi-même, gratuitement ?

Un plan de situation se produit gratuitement en dix minutes à partir de deux sources officielles : les cartes IGN du Géoportail (geoportail.gouv.fr) pour la vue large, et le plan cadastral (cadastre.gouv.fr ou la couche parcellaire du Géoportail) pour la vue rapprochée. La méthode : rechercher l'adresse, choisir le fond de carte (carte IGN classique ou photographie aérienne), cadrer, capturer ou imprimer, puis entourer la parcelle au feutre ou numériquement. Trois mentions transforment une simple capture en pièce recevable : l'échelle (les outils d'impression du Géoportail et du cadastre l'indiquent — la conserver sur le document), l'orientation (le nord, en haut par convention sur les fonds IGN), et le repérage sans ambiguïté de la parcelle avec son numéro cadastral (section et numéro, par exemple AB 123). Une alternative appréciée des instructeurs en zone rurale : la photographie aérienne en vue large, qui situe le terrain mieux qu'une carte quand les repères bâtis sont rares. Rien n'interdit de combiner carte IGN et photo aérienne sur la même pièce. Le plan de situation est la pièce la plus simple du dossier — la soigner ne coûte rien et donne le ton du dossier entier.

Quand le plan en coupe (DPC3) est-il exigé ?

Le plan en coupe n'est exigé que si votre projet modifie le profil du terrain — c'est la condition exacte du bordereau du CERFA 16702*03, qui cite la piscine enterrée en exemple, avec pour référence l'article R. 431-10 b) du Code de l'urbanisme. Modifier le profil du terrain signifie creuser, décaisser, remblayer ou araser : le sol après travaux n'a plus la même géométrie qu'avant. Pour les aménagements extérieurs, la conséquence est nette. Une pergola ou un carport posés sur un sol existant, une terrasse de plain-pied, des panneaux solaires en toiture : pas de modification du profil, donc pas de coupe exigible en droit. À l'inverse, un carport sur plateforme décaissée dans un terrain en pente, un abri de jardin semi-enterré, un enrochement pour rattraper un dénivelé : la coupe devient obligatoire. Deux nuances pratiques. D'abord, certains services instructeurs demandent une coupe même sans terrassement, notamment en secteur protégé ou en terrain pentu, pour apprécier la hauteur du projet par rapport au terrain naturel — la réclamer est discutable, mais la fournir d'emblée évite un mois de correspondance. Ensuite, sur un terrain plat avec un projet posé, une coupe très simple (une ligne de sol, la silhouette cotée du projet) suffit largement : inutile de sur-produire.

Que doit montrer le plan en coupe pour être accepté ?

Un plan en coupe recevable montre le profil du terrain naturel avant travaux, le profil après travaux, et la construction implantée dessus, avec les hauteurs cotées par rapport au terrain naturel. C'est une vue de profil — comme si le terrain était tranché verticalement au niveau du projet — dont le but est de faire comprendre l'implantation du projet dans la pente et l'ampleur des mouvements de terre. Les éléments attendus : la ligne du terrain naturel (en pointillés là où elle est modifiée), la ligne du terrain fini, le projet en silhouette avec sa hauteur au faîtage ou au point haut, les profondeurs de décaissement ou hauteurs de remblai, et, si la coupe traverse la parcelle, la position des limites séparatives et de la voie. L'axe de la coupe se reporte sur le plan de masse (une ligne « A-A » avec deux flèches) : c'est ce repérage croisé que l'instructeur vérifie en premier. La cotation de la hauteur mérite un soin particulier : les règles de hauteur des PLU se mesurent le plus souvent depuis le terrain naturel — pas depuis le terrain fini après remblai. Une coupe qui cote la hauteur depuis un remblai récent peut faire apparaître conforme un projet qui ne l'est pas, et l'instructeur connaît le procédé. En cas de terrain en pente, coter la hauteur au point le plus défavorable évite toute contestation.

Pergola, carport, panneaux solaires : la coupe est-elle vraiment nécessaire ?

Pour la majorité des projets d'aménagement extérieur sur terrain plat, la coupe n'est pas exigible : une pergola, un carport ou un abri posés sans terrassement ne modifient pas le profil du terrain, et des panneaux en toiture encore moins. Le bordereau est clair sur la condition — « à fournir si votre projet modifie le profil du terrain » — et la liste des pièces est exhaustive : une mairie ne peut pas faire d'une coupe non exigible une condition de complétude. En pratique, trois situations justifient de la joindre quand même. Le terrain en pente, d'abord : même posé, un carport dans une pente interroge sur sa hauteur réelle, et une coupe simple y répond mieux que dix courriers. Le secteur protégé, ensuite : l'architecte des Bâtiments de France apprécie les volumes dans leur contexte, et la coupe l'y aide. Le doute sur la hauteur, enfin : si votre projet approche la hauteur maximale du PLU, la coupe cotée depuis le terrain naturel prouve la conformité. Notre position d'équipe : nous incluons systématiquement un plan en coupe dans les dossiers que nous livrons, même quand il n'est pas exigible — le coût marginal est nul pour vous, et l'expérience montre qu'un dossier qui anticipe les questions de l'instructeur s'instruit plus vite qu'un dossier qui s'en tient au minimum légal.

Quelles sont les exigences fréquentes des instructeurs sur ces deux pièces ?

Sur le plan de situation, les instructeurs vérifient trois choses : que la parcelle est repérée sans ambiguïté (numéro cadastral à l'appui), que l'extrait permet de la situer dans la commune (repères visibles : bourg, voies nommées), et que l'échelle est indiquée. Les demandes de compléments sur cette pièce sont rares et portent presque toujours sur un zoom inadapté ou une parcelle non repérée — deux défauts corrigés en cinq minutes, mais qui coûtent un cycle de courrier. Sur le plan en coupe, les points de vigilance sont plus techniques : la présence des deux profils (naturel et fini) quand il y a terrassement, la cotation des hauteurs depuis le terrain naturel, le report de l'axe de coupe sur le plan de masse, et la cohérence des hauteurs avec celles du plan de masse et du CERFA. Une coupe dont le faîtage culmine à 2,80 m quand le formulaire annonce 2,50 m déclenche une demande de complément aussi sûrement qu'une pièce absente. Le fil rouge des deux pièces — et du dossier entier — est la cohérence : mêmes dimensions partout, repérages croisés entre pièces, échelles exactes. C'est cette cohérence d'ensemble, plus que la beauté du dessin, qui fait qu'un dossier s'instruit en un mois sans question. C'est aussi ce qui est le plus difficile à tenir quand on produit ses pièces une par une, sur plusieurs week-ends.

Produire ces pièces soi-même ou les faire produire ?

Le plan de situation est à la portée de tous — dix minutes avec le Géoportail — et le plan en coupe reste accessible sur un terrain simple : pour ces deux pièces, faire soi-même est un choix parfaitement rationnel si le projet est posé sur un terrain plat et loin des règles limites du PLU. Le point de bascule n'est pas la difficulté de chaque pièce, mais l'assemblage : un dossier complet exige que situation, masse, coupe, façades, insertion et photos racontent exactement la même histoire, cotes et repérages compris. C'est cette cohérence que vérifie l'instructeur, et c'est elle qui prend du temps : reporter l'axe de coupe sur le plan de masse, faire correspondre les hauteurs entre coupe, façades et CERFA, repérer les prises de vue photo. Une incohérence quelque part, et le délai repart. Notre dossier complet inclut le plan de situation aux deux échelles, le plan en coupe coté depuis le terrain naturel, et toutes les autres pièces exigées, produites ensemble et vérifiées entre elles ainsi que contre le PLU de votre parcelle : 199 € pour une pergola, un carport ou un abri, 129 € pour des panneaux solaires, livraison en 48 h et correction gratuite si la mairie demande un ajustement.

Questions fréquentes

Le plan de situation est-il obligatoire pour toute déclaration préalable ?

Oui : c'est la seule pièce exigée dans tous les cas (art. R. 431-36 a du Code de l'urbanisme). Le bordereau du CERFA 16702*03 la classe seule dans les pièces obligatoires pour tous les dossiers. Toutes les autres pièces dépendent de la nature et de la situation du projet.

Quelle échelle pour un plan de situation ?

Aucun texte ne la fixe ; en pratique, une vue large au 1/25000 (situer le terrain dans la commune) complétée d'une vue rapprochée au 1/5000 environ (la rue, les parcelles voisines) satisfait les instructeurs. L'échelle doit être indiquée sur le document et la parcelle clairement repérée.

Quand faut-il un plan en coupe pour une déclaration préalable ?

Uniquement si le projet modifie le profil du terrain : décaissement, remblai, construction semi-enterrée, plateforme dans une pente. Une pergola ou un carport posés sur un sol existant, ou des panneaux en toiture, n'exigent pas de coupe en droit — mais la joindre est recommandé en terrain pentu ou en secteur protégé.

Comment faire un plan en coupe soi-même ?

Tracez le profil du terrain naturel (en pointillés là où il change), le profil après travaux, puis la silhouette du projet avec sa hauteur cotée depuis le terrain naturel. Indiquez l'échelle, les limites traversées, et reportez l'axe de la coupe (ligne A-A) sur le plan de masse. Sur terrain plat, une coupe simple suffit.

Peut-on utiliser le Géoportail pour le plan de situation ?

Oui : geoportail.gouv.fr (cartes IGN et photos aériennes) et cadastre.gouv.fr sont les deux sources officielles gratuites. Capturez une vue large et une vue rapprochée, conservez l'échelle indiquée par l'outil d'impression, entourez la parcelle et mentionnez son numéro cadastral.

La mairie peut-elle exiger un plan en coupe pour un projet posé sur terrain plat ?

En droit, non : la coupe n'est exigible que si le projet modifie le profil du terrain, et la liste des pièces du bordereau est exhaustive. En pratique, certains services la demandent pour apprécier les hauteurs ; la fournir d'emblée évite un cycle de courrier qui gèle le délai d'instruction.

Construire sans déclaration préalable est un délit

Amende de 1 200 à 6 000€/m² + possibilité de démolition ordonnée par le tribunal. Le délai de prescription est de 6 ans.

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